Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/10/2015

Entretien (été 2015) avec Fabrice Thumerel

http://www.t-pas-net.com/libr-critique/entretien-deplacem...

Avec les derniers livres reçus de François Rannous’est ouvert le livre de celui qui veut "être en perpétuel décalage" et pour qui "l’identité du poème vient de son itinerrance" – mot-valise intéressant emprunté à Patrick Beurard-Valdoye qui souligne à quel point l’écriture poétique ne tient pas tant d’un parcours balisé que d’un vagabondage par sons et par mots.

 

« bombine la poésie sur la vitre
lisse de nos mots-mots-mots »
(F. Rannou, Le Livre s’est ouvert, La Termitière, 2014).

 

 

 

« le réel / c’est / un trait / d’angle » (Rapt, ibid., 2013).

Écrit par francoisrannou dans Blog, lectures, liens du web, Livre, livres édités | Lien permanent |  Facebook | |

25/07/2015

lignes seules du corps mis à nu (rets de l’identité)

lignes seules du corps mis à nu             limites

aiguës

                        le battement d’un papier

sur le bord — flot d’Énée du plus loin

peut-être

                        aujourd’hui hors de la bouche

pris dans les rets de l’identité (leurre

            de son propre rivage)

 

entends ceux qui murmurent du mât

tombés bois flotté

            « il existe un monde où nul ne pénètre

            non loin des abysses et de ses mélodies

            au cœur du tumulte »

                                                (Lord Byron)

 

mon visage c’est un nom de sel qui

se déplie vers le nord-ouest

                                                la pluie

résonne « je sens ça déjà sous ma peau »

(Tristan Corbière)

                                    traversé sans rien que

ma voix

            dedans cette terre noire que les

mouettes par centaines sillonnent le

champ fraîchement retourné un

voile avidement tressé de cris sans

 

            rien que nos voix énéiques

qui débordent

 

 

chaque visage c’est ton nom de sel

 

 

(poème publié une première fois avec un dessin de Thierry Le Saëc dans la collection de livres pauvres dirigée par Daniel Leuwers)

15/07/2015

Livre unique avec Caroline François-Rubino

et tes mots sur ses lèvres n'ont ni fin ni début

(c'est le titre)

 

 

en ce jour où Nerval invoque Aurélia ou Sylvie

 

tu ne sentiras que la chute accélérée d'un visage qui fuit

 

si tu retournes au début de ton rêve

 

11407177_730662563705784_7654448976130594732_n.jpg18917_730662690372438_2183027849669793717_n.jpg21010_730662593705781_5573028185927246760_n.jpg10352748_730662603705780_6008773131231754323_n.jpg11188151_730662607039113_5709677343743968141_n.jpg11215508_730662663705774_7674519027042897579_n.jpg

Écrit par francoisrannou dans Livre, livres avec des artistes, mes livres | Lien permanent |  Facebook | |